Le Congrès sur la protection des données et les nouvelles technologies se tient en Pologne pour la 20e édition de la Journée de la protection des données personnelles
L'autorité polonaise de protection des données (UODO), en collaboration avec la Chambre nationale des conseillers juridiques, a organisé le 28 janvier 2026 un Congrès sur la protection des données et les nouvelles technologies, abordant les défis posés par l'intelligence artificielle, la cybersécurité et les nouveaux cadres réglementaires européens.
Lors des discours d'ouverture, le président de l'UODO a souligné l'évolution du rôle de l'autorité, qui passe d'un simple organe de contrôle du RGPD à une institution stabilisant la nouvelle architecture du droit numérique de l'Union européenne. Il a insisté sur la nécessité d'une mise en œuvre cohérente des nouvelles réglementations, telles que la loi sur l'intelligence artificielle, la loi sur la gouvernance des données (DGA), l'espace européen des données de santé (EHDS) et la loi sur les services numériques (DSA), afin d'éviter la fragmentation des compétences et les interprétations divergentes. D'autres intervenants ont rappelé que la protection des données est désormais un enjeu central pour la confiance dans les services numériques et que le développement technologique, notamment l'usage de l'intelligence artificielle dans des secteurs comme la justice, doit se faire de manière responsable sans affaiblir les droits fondamentaux des citoyens.
Les discussions ont porté sur les approches réglementaires de l'Union européenne, de la Chine et des États-Unis, notamment concernant les hypertrucages ("deepfakes") et la protection des mineurs. Il a été noté que si les réglementations chinoises et européennes peuvent être similaires dans leur forme, leurs contextes politiques et culturels diffèrent fondamentalement. Un bilan des dix années d'application du RGPD a révélé que les organisations peinent à construire des modèles de conformité cohérents, se contentant souvent d'une conformité "sur le papier" qui ne garantit pas une protection réelle des données. L'importance d'une gouvernance des données solide a été soulignée comme un prérequis à l'innovation, car la technologie seule ne peut corriger des processus de données défaillants.
L'avenir de la régulation de l'intelligence artificielle a été débattu, mettant en lumière la tension entre l'approche anthropocentrique de l'Union européenne et les intérêts des entreprises technologiques mondiales. Le phénomène des hypertrucages a été qualifié de menace systémique, devenant un outil criminel organisé pour le gain financier et la violence, notamment envers les enfants. Les experts ont appelé à une plus grande responsabilisation des plateformes numériques. Par ailleurs, il a été rappelé que dans les professions de confiance publique, comme celles des médecins ou des avocats, la technologie doit rester un outil de soutien, la responsabilité finale incombant toujours à l'humain.
La protection des mineurs dans l'environnement numérique a fait l'objet d'une attention particulière, les participants soulignant que le droit et l'éducation peinent à suivre le rythme des évolutions technologiques. Concernant l'emploi, il a été affirmé que l'intelligence artificielle devait avoir un rôle de soutien et non décisionnel, et que les employeurs devaient mener une analyse de risque rigoureuse. Un rapport présenté lors du congrès a indiqué que plus de 40 % des organisations polonaises n'utilisent pas l'intelligence artificielle, principalement en raison de défis juridiques, de gestion des données et de préoccupations éthiques.
Les débats ont également couvert l'impact des technologies quantiques sur la cybersécurité, qui pourraient rendre les méthodes de chiffrement actuelles obsolètes, ainsi que la création de l'espace européen des données de santé, qui soulève des questions d'éthique et d'autonomie des patients. Face à la hausse des cyberincidents, l'accent a été mis sur la nécessité d'améliorer les compétences numériques des utilisateurs. La cybersécurité des villes intelligentes a été identifiée comme un enjeu majeur, les attaques contre les infrastructures critiques pouvant menacer la vie des habitants.
Une discussion sur la déréglementation a conclu que toute simplification des obligations légales doit respecter le cadre juridique existant, notamment la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne et les dispositions de l'article 23 du RGPD. La question de la protection des données au sein des églises et autres associations religieuses a également été abordée, en lien avec les compétences de l'UODO prévues par l'article 91 du RGPD. Enfin, le congrès s'est achevé par la remise de prix récompensant des personnalités et des rédactions pour leur contribution à la protection des données et à la cybersécurité.
Lors des discours d'ouverture, le président de l'UODO a souligné l'évolution du rôle de l'autorité, qui passe d'un simple organe de contrôle du RGPD à une institution stabilisant la nouvelle architecture du droit numérique de l'Union européenne. Il a insisté sur la nécessité d'une mise en œuvre cohérente des nouvelles réglementations, telles que la loi sur l'intelligence artificielle, la loi sur la gouvernance des données (DGA), l'espace européen des données de santé (EHDS) et la loi sur les services numériques (DSA), afin d'éviter la fragmentation des compétences et les interprétations divergentes. D'autres intervenants ont rappelé que la protection des données est désormais un enjeu central pour la confiance dans les services numériques et que le développement technologique, notamment l'usage de l'intelligence artificielle dans des secteurs comme la justice, doit se faire de manière responsable sans affaiblir les droits fondamentaux des citoyens.
Les discussions ont porté sur les approches réglementaires de l'Union européenne, de la Chine et des États-Unis, notamment concernant les hypertrucages ("deepfakes") et la protection des mineurs. Il a été noté que si les réglementations chinoises et européennes peuvent être similaires dans leur forme, leurs contextes politiques et culturels diffèrent fondamentalement. Un bilan des dix années d'application du RGPD a révélé que les organisations peinent à construire des modèles de conformité cohérents, se contentant souvent d'une conformité "sur le papier" qui ne garantit pas une protection réelle des données. L'importance d'une gouvernance des données solide a été soulignée comme un prérequis à l'innovation, car la technologie seule ne peut corriger des processus de données défaillants.
L'avenir de la régulation de l'intelligence artificielle a été débattu, mettant en lumière la tension entre l'approche anthropocentrique de l'Union européenne et les intérêts des entreprises technologiques mondiales. Le phénomène des hypertrucages a été qualifié de menace systémique, devenant un outil criminel organisé pour le gain financier et la violence, notamment envers les enfants. Les experts ont appelé à une plus grande responsabilisation des plateformes numériques. Par ailleurs, il a été rappelé que dans les professions de confiance publique, comme celles des médecins ou des avocats, la technologie doit rester un outil de soutien, la responsabilité finale incombant toujours à l'humain.
La protection des mineurs dans l'environnement numérique a fait l'objet d'une attention particulière, les participants soulignant que le droit et l'éducation peinent à suivre le rythme des évolutions technologiques. Concernant l'emploi, il a été affirmé que l'intelligence artificielle devait avoir un rôle de soutien et non décisionnel, et que les employeurs devaient mener une analyse de risque rigoureuse. Un rapport présenté lors du congrès a indiqué que plus de 40 % des organisations polonaises n'utilisent pas l'intelligence artificielle, principalement en raison de défis juridiques, de gestion des données et de préoccupations éthiques.
Les débats ont également couvert l'impact des technologies quantiques sur la cybersécurité, qui pourraient rendre les méthodes de chiffrement actuelles obsolètes, ainsi que la création de l'espace européen des données de santé, qui soulève des questions d'éthique et d'autonomie des patients. Face à la hausse des cyberincidents, l'accent a été mis sur la nécessité d'améliorer les compétences numériques des utilisateurs. La cybersécurité des villes intelligentes a été identifiée comme un enjeu majeur, les attaques contre les infrastructures critiques pouvant menacer la vie des habitants.
Une discussion sur la déréglementation a conclu que toute simplification des obligations légales doit respecter le cadre juridique existant, notamment la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne et les dispositions de l'article 23 du RGPD. La question de la protection des données au sein des églises et autres associations religieuses a également été abordée, en lien avec les compétences de l'UODO prévues par l'article 91 du RGPD. Enfin, le congrès s'est achevé par la remise de prix récompensant des personnalités et des rédactions pour leur contribution à la protection des données et à la cybersécurité.
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