La CNIL informe sur les risques et la protection contre les hypertrucages (deepfakes)

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) détaille les risques associés aux hypertrucages, ou "deepfakes", et expose les mesures de protection ainsi que les voies de recours disponibles.

La CNIL définit l'hypertrucage comme un contenu audio, photo ou vidéo généré ou altéré par l'intelligence artificielle. Elle rappelle que la création ou le partage de tels contenus expose à des sanctions pénales pour diverses infractions. Celles-ci incluent l'atteinte à la vie privée, avec des peines d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende pour un montage sans consentement, le cyberharcèlement puni de deux ans et 30 000 €, et l'escroquerie passible de cinq ans et 375 000 €. La production de contenus haineux est sanctionnée par une amende pouvant atteindre 1 500 €, tandis que la création ou détention de contenus pédopornographiques est punie de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.

Pour se prémunir, il est conseillé de maîtriser la diffusion de son image en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, et d'apprendre à identifier les indices d'un contenu truqué. En cas de préjudice, il est recommandé de signaler les contenus aux plateformes, de conserver des preuves et de déposer plainte. Une réclamation peut également être adressée à la CNIL pour l'utilisation non consentie de données personnelles, bien que cela ne se substitue pas à une plainte pénale. La commission agit par ailleurs en informant le public, en encadrant les technologies via son Pôle d’Expertise de la Régulation Numérique (PEReN) et son laboratoire d'innovation, et en veillant au respect des règles de protection des données.

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