La CNIL publie un sondage sur la monétisation des données personnelles par les Français

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a publié les résultats d'un sondage sur la perception des Français concernant la monétisation de leurs données personnelles.

L'autorité rappelle que la cession d'un droit de propriété sur ses données est juridiquement impossible, les droits fondamentaux comme l'accès ou l'opposition étant inaliénables, bien qu'un simple droit d'usage puisse être cédé. Le sondage, mené en ligne sur un échantillon de 2 082 personnes, indique que 65 % des répondants sont disposés à vendre leurs données. Parmi eux, la valorisation la plus fréquente se situe entre 10 et 30 euros mensuels. À l'inverse, 35 % des sondés refusent toute monétisation, quel que soit le prix, manifestant un rejet de principe.

L'analyse révèle que la majorité des individus arbitrent entre la rémunération proposée et le risque perçu pour leur vie privée, une approche théorisée comme le "calcul vie privée". Le prix demandé varie selon la sensibilité des données et la finalité du traitement. En croisant les données de l'enquête avec des estimations sur la valeur des données pour les annonceurs, un prix de marché théorique d'environ 40 euros par mois et par service a été estimé. La part significative de refus suggère néanmoins qu'un marché généralisé des données pourrait nuire au bien-être collectif, la protection de la vie privée ne se réduisant pas à une simple compensation financière.

Informations complémentaires

L’analyse complète est réservée aux membres

Montant de la sanction, thèmes, secteurs, entités et données concernées : l’essai gratuit de 14 jours ouvre la fiche entière et la veille personnalisée.

Essayer gratuitement 14 jours · accès complet · sans carte bancaire