Une enquête menée par la CNIL et le groupe VYV révèle l'usage massif des IA conversationnelles par les jeunes pour la santé mentale et les enjeux associés
Une enquête menée par le Groupe VYV et la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) révèle l'usage massif des intelligences artificielles conversationnelles par les jeunes pour des sujets liés à la santé mentale, soulignant un décalage entre leur confiance dans ces outils et la compréhension des risques pour leurs données personnelles.
L'étude, réalisée auprès de 3 800 jeunes de 11 à 25 ans en France, Allemagne, Suède et Irlande, montre qu'en France, près de neuf jeunes sur dix utilisent une intelligence artificielle conversationnelle. Près de la moitié d'entre eux y abordent des sujets personnels, 33 % les considérant parfois comme un "psy", un chiffre atteignant 46 % chez ceux souffrant d'anxiété. Cette adoption massive contraste avec une compréhension limitée des risques : si 69 % des jeunes jugent les conseils de l'intelligence artificielle fiables, seuls 32 % savent ce qu'il advient de leurs données. En conséquence, 34 % des utilisateurs ayant partagé des informations personnelles se sont déjà sentis mal à l'aise suite à un conseil, et 85 % réclament davantage d'informations sur les bonnes pratiques.
Face à ce constat, la présidente de la CNIL a souligné l'urgence d'expliquer le fonctionnement de ces systèmes et les droits des utilisateurs, tandis que le président du Groupe VYV a insisté sur la nécessité d'informer et d'accompagner sans interdire ni banaliser. Pour y répondre, les deux organisations ont lancé l'initiative européenne AI*me. Cette plateforme vise à fédérer des chercheurs, des acteurs de la santé et des régulateurs pour mieux comprendre ces usages, développer des outils adaptés et établir des repères de confiance à l'échelle européenne en matière de santé mentale et de protection des données.
L'étude, réalisée auprès de 3 800 jeunes de 11 à 25 ans en France, Allemagne, Suède et Irlande, montre qu'en France, près de neuf jeunes sur dix utilisent une intelligence artificielle conversationnelle. Près de la moitié d'entre eux y abordent des sujets personnels, 33 % les considérant parfois comme un "psy", un chiffre atteignant 46 % chez ceux souffrant d'anxiété. Cette adoption massive contraste avec une compréhension limitée des risques : si 69 % des jeunes jugent les conseils de l'intelligence artificielle fiables, seuls 32 % savent ce qu'il advient de leurs données. En conséquence, 34 % des utilisateurs ayant partagé des informations personnelles se sont déjà sentis mal à l'aise suite à un conseil, et 85 % réclament davantage d'informations sur les bonnes pratiques.
Face à ce constat, la présidente de la CNIL a souligné l'urgence d'expliquer le fonctionnement de ces systèmes et les droits des utilisateurs, tandis que le président du Groupe VYV a insisté sur la nécessité d'informer et d'accompagner sans interdire ni banaliser. Pour y répondre, les deux organisations ont lancé l'initiative européenne AI*me. Cette plateforme vise à fédérer des chercheurs, des acteurs de la santé et des régulateurs pour mieux comprendre ces usages, développer des outils adaptés et établir des repères de confiance à l'échelle européenne en matière de santé mentale et de protection des données.
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