Le président de l'autorité polonaise participe à une conférence sur la protection des enfants en ligne et les risques liés aux deepfakes
Le Président de l'Autorité polonaise de protection des données personnelles (UODO) a exposé sa position sur les risques liés à l'intelligence artificielle, notamment les hypertrucages ("deepfakes"), et les actions menées par son autorité pour y faire face.
Le Président de l'UODO a souligné l'augmentation des contenus générés par l'intelligence artificielle, comme les hypertrucages utilisés dans de fausses publicités, qui contreviennent souvent aux principes de base légale et de transparence du RGPD. Il a rappelé sa décision ayant enjoint à Meta Platforms de cesser la diffusion sur Facebook de publicités exploitant l'image de deux personnalités. Cette affaire est vue comme un précédent en matière de désinformation et de protection de l'image. L'autorité polonaise collabore actuellement avec la Commission irlandaise de protection des données (DPC) et les plateformes de médias sociaux pour développer des solutions conformes.
Le Président a précisé que les publicités utilisant des hypertrucages constituent à la fois un traitement illicite au sens du RGPD et un contenu illégal au regard de l'Acte sur les services numériques (DSA). Il s'est référé à l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne dans l'affaire Russmedia, qui a établi que l'opérateur d'une plateforme en ligne publiant des annonces avec des données personnelles agit en tant que responsable du traitement. Selon lui, cet arrêt révèle un problème systémique, impose des obligations préventives claires aux plateformes et devrait encourager une évolution législative sur leur responsabilité.
Enfin, il a évoqué le cas d'une image dénudée d'une élève, générée par une intelligence artificielle à partir de son apparence réelle et diffusée par ses camarades. Les autorités judiciaires ont refusé d'engager des poursuites, estimant qu'il n'y avait pas d'infraction pénale. Pour le Président de l'UODO, cette affaire met en lumière une lacune du système juridique actuel, qui n'offre pas de protection rapide et efficace aux victimes d'hypertrucages, en particulier les mineurs, et les expose à une victimisation secondaire.
Le Président de l'UODO a souligné l'augmentation des contenus générés par l'intelligence artificielle, comme les hypertrucages utilisés dans de fausses publicités, qui contreviennent souvent aux principes de base légale et de transparence du RGPD. Il a rappelé sa décision ayant enjoint à Meta Platforms de cesser la diffusion sur Facebook de publicités exploitant l'image de deux personnalités. Cette affaire est vue comme un précédent en matière de désinformation et de protection de l'image. L'autorité polonaise collabore actuellement avec la Commission irlandaise de protection des données (DPC) et les plateformes de médias sociaux pour développer des solutions conformes.
Le Président a précisé que les publicités utilisant des hypertrucages constituent à la fois un traitement illicite au sens du RGPD et un contenu illégal au regard de l'Acte sur les services numériques (DSA). Il s'est référé à l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne dans l'affaire Russmedia, qui a établi que l'opérateur d'une plateforme en ligne publiant des annonces avec des données personnelles agit en tant que responsable du traitement. Selon lui, cet arrêt révèle un problème systémique, impose des obligations préventives claires aux plateformes et devrait encourager une évolution législative sur leur responsabilité.
Enfin, il a évoqué le cas d'une image dénudée d'une élève, générée par une intelligence artificielle à partir de son apparence réelle et diffusée par ses camarades. Les autorités judiciaires ont refusé d'engager des poursuites, estimant qu'il n'y avait pas d'infraction pénale. Pour le Président de l'UODO, cette affaire met en lumière une lacune du système juridique actuel, qui n'offre pas de protection rapide et efficace aux victimes d'hypertrucages, en particulier les mineurs, et les expose à une victimisation secondaire.
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