Débat et conférences sur la protection des données personnelles face aux deepfakes, à l'image des mineurs et à l'intelligence artificielle
L'autorité polonaise de protection des données (UODO) a exposé sa position sur les défis posés par les nouvelles technologies, notamment les hypertrucages et l'intelligence artificielle, lors d'une conférence.
Le président de l'UODO a qualifié les hypertrucages d'utilisation abusive de données personnelles, citant une plainte contre Meta qui soulève la question de la coresponsabilité des plateformes pour les publicités payantes. Il a rappelé que l'arrêt Russmedia (C-492/23) de la CJUE impose aux plateformes d'identifier et de bloquer, avant publication, les contenus contenant des données sensibles au sens de l'article 9 du RGPD en l'absence de consentement. L'autorité a également déposé un recours en mars dans une affaire de modification de l'image d'une mineure, illustrant l'inefficacité de la protection juridique actuelle.
La directrice du département des plaintes a précisé les conditions du consentement pour le traitement de l'image, notamment celle des enfants par les établissements scolaires. Ce consentement doit définir les conditions d'utilisation, être accordé à une entité spécifique pour une durée déterminée, être préalable et révocable à tout moment. Bien que la forme soit libre, une version enregistrée est conseillée à des fins probatoires. Pour les mineurs, leur âge et leur maturité doivent être pris en compte, et l'avis des plus âgés doit être entendu avant toute décision.
Un avocat intervenant a évoqué la "mort de la vie privée" à l'ère de l'intelligence artificielle, où les données en ligne sont devenues quasiment impossibles à effacer. Il a suggéré que l'octroi plus fréquent d'indemnisations par les tribunaux civils sur la base de l'article 82 du RGPD serait la meilleure protection. Il a également critiqué le règlement sur l'IA, le décrivant comme un système de certification formelle qui ne prévient pas les préjudices et permet aux fournisseurs d'échapper à leur responsabilité.
Les débats ont aussi révélé un manque de sensibilisation du public au lien entre l'intelligence artificielle et la protection des données. Le ministère de la Numérisation a présenté son application "mOchrona", conçue selon le principe de protection de la vie privée dès la conception, pour permettre le contrôle parental sur les appareils des enfants. Enfin, les discussions ont porté sur l'intégration de l'IA dans l'éducation et la nécessité d'y inclure l'enseignement de la protection des données.
Le président de l'UODO a qualifié les hypertrucages d'utilisation abusive de données personnelles, citant une plainte contre Meta qui soulève la question de la coresponsabilité des plateformes pour les publicités payantes. Il a rappelé que l'arrêt Russmedia (C-492/23) de la CJUE impose aux plateformes d'identifier et de bloquer, avant publication, les contenus contenant des données sensibles au sens de l'article 9 du RGPD en l'absence de consentement. L'autorité a également déposé un recours en mars dans une affaire de modification de l'image d'une mineure, illustrant l'inefficacité de la protection juridique actuelle.
La directrice du département des plaintes a précisé les conditions du consentement pour le traitement de l'image, notamment celle des enfants par les établissements scolaires. Ce consentement doit définir les conditions d'utilisation, être accordé à une entité spécifique pour une durée déterminée, être préalable et révocable à tout moment. Bien que la forme soit libre, une version enregistrée est conseillée à des fins probatoires. Pour les mineurs, leur âge et leur maturité doivent être pris en compte, et l'avis des plus âgés doit être entendu avant toute décision.
Un avocat intervenant a évoqué la "mort de la vie privée" à l'ère de l'intelligence artificielle, où les données en ligne sont devenues quasiment impossibles à effacer. Il a suggéré que l'octroi plus fréquent d'indemnisations par les tribunaux civils sur la base de l'article 82 du RGPD serait la meilleure protection. Il a également critiqué le règlement sur l'IA, le décrivant comme un système de certification formelle qui ne prévient pas les préjudices et permet aux fournisseurs d'échapper à leur responsabilité.
Les débats ont aussi révélé un manque de sensibilisation du public au lien entre l'intelligence artificielle et la protection des données. Le ministère de la Numérisation a présenté son application "mOchrona", conçue selon le principe de protection de la vie privée dès la conception, pour permettre le contrôle parental sur les appareils des enfants. Enfin, les discussions ont porté sur l'intégration de l'IA dans l'éducation et la nécessité d'y inclure l'enseignement de la protection des données.
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