Interview avec RNDr. Igor Němec à l'occasion des 25 ans de l'autorité tchèque
Dans un entretien publié par l'autorité tchèque de protection des données, son ancien président, Igor Němec, revient sur une décision marquante en matière de vidéosurveillance et analyse les défis posés par l'intelligence artificielle.
Igor Němec, président de l'Úřad pro ochranu osobních údajů (ÚOOÚ) de 2005 à 2015, a rappelé l'affaire concernant un particulier qui, entre le 5 octobre 2007 et le 11 avril 2008, avait installé un système de vidéosurveillance filmant l'entrée de sa maison, la voie publique et l'entrée de la maison d'en face. L'autorité avait conclu que ce traitement de données personnelles excédait le cadre de la protection des biens et avait infligé une amende. Saisie par la Cour administrative suprême tchèque, la Cour de justice de l'Union européenne a confirmé la position de l'autorité, établissant ainsi une jurisprudence pour des cas similaires au niveau européen.
L'ancien président a également identifié l'intelligence artificielle (IA) comme le défi majeur actuel. Il a souligné les difficultés liées au contrôle du traitement des données par des systèmes d'IA, notamment le problème de la "boîte noire" qui empêche de comprendre leurs mécanismes décisionnels et complique l'attribution des responsabilités. Il a aussi évoqué l'impact sur l'interprétation de l'article 22 du RGPD, s'interrogeant sur la manière de distinguer une décision humaine d'une décision prise par une IA avancée et sur qui devrait en apporter la preuve.
Igor Němec, président de l'Úřad pro ochranu osobních údajů (ÚOOÚ) de 2005 à 2015, a rappelé l'affaire concernant un particulier qui, entre le 5 octobre 2007 et le 11 avril 2008, avait installé un système de vidéosurveillance filmant l'entrée de sa maison, la voie publique et l'entrée de la maison d'en face. L'autorité avait conclu que ce traitement de données personnelles excédait le cadre de la protection des biens et avait infligé une amende. Saisie par la Cour administrative suprême tchèque, la Cour de justice de l'Union européenne a confirmé la position de l'autorité, établissant ainsi une jurisprudence pour des cas similaires au niveau européen.
L'ancien président a également identifié l'intelligence artificielle (IA) comme le défi majeur actuel. Il a souligné les difficultés liées au contrôle du traitement des données par des systèmes d'IA, notamment le problème de la "boîte noire" qui empêche de comprendre leurs mécanismes décisionnels et complique l'attribution des responsabilités. Il a aussi évoqué l'impact sur l'interprétation de l'article 22 du RGPD, s'interrogeant sur la manière de distinguer une décision humaine d'une décision prise par une IA avancée et sur qui devrait en apporter la preuve.
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