L'autorité norvégienne critique le projet de régulation européenne « Chat Control » pour la surveillance massive des communications
L'autorité norvégienne de protection des données (Datatilsynet) exprime de vives critiques à l'encontre d'une proposition de règlement de la Commission européenne visant à prévenir les abus sur les enfants en ligne, notamment par le biais d'une mesure surnommée "Contrôle des conversations".
Le projet de règlement imposerait aux plateformes numériques et aux services de messagerie de surveiller automatiquement tous les contenus, y compris le son, les images et le texte, afin de signaler tout matériel potentiellement illégal à un organe central de l'UE. Cette obligation s'appliquerait également aux services chiffrés de bout en bout, qui seraient contraints d'analyser les communications avant leur chiffrement, compromettant ainsi la confidentialité des échanges.
La Datatilsynet considère que cette mesure instaure une surveillance généralisée et disproportionnée de tous les utilisateurs, sans suspicion concrète, ce qui est incompatible avec les principes d'un État de droit démocratique. L'autorité alerte sur les risques majeurs pour la sécurité, car l'affaiblissement du chiffrement créerait des failles exploitables par des acteurs malveillants. Elle juge en outre les technologies de détection peu fiables et contournables, et préconise des approches ciblées basées sur les risques plutôt qu'une surveillance de masse.
Le projet de règlement imposerait aux plateformes numériques et aux services de messagerie de surveiller automatiquement tous les contenus, y compris le son, les images et le texte, afin de signaler tout matériel potentiellement illégal à un organe central de l'UE. Cette obligation s'appliquerait également aux services chiffrés de bout en bout, qui seraient contraints d'analyser les communications avant leur chiffrement, compromettant ainsi la confidentialité des échanges.
La Datatilsynet considère que cette mesure instaure une surveillance généralisée et disproportionnée de tous les utilisateurs, sans suspicion concrète, ce qui est incompatible avec les principes d'un État de droit démocratique. L'autorité alerte sur les risques majeurs pour la sécurité, car l'affaiblissement du chiffrement créerait des failles exploitables par des acteurs malveillants. Elle juge en outre les technologies de détection peu fiables et contournables, et préconise des approches ciblées basées sur les risques plutôt qu'une surveillance de masse.
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